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Le Tacot du Périgord

Et j’entends siffler le train…
 
Comme dans beaucoup de départements français, notre région connaissait au début du XXème siècle le développement du chemin de fer, appelé par les anciens les « Tacots du Périgord »…
 
Très utile pour le marché de Piégut (aujourd’hui encore le plus grand dans le coin, à visiter le mercredi matin), le tacot de Saint Mathieu à Saint Pardoux la Rivière était inauguré en 1912.
 
Une vieille planche horaire datant du 20.01.1913 nous apprends qu’il quittait Saint Mathieu à 6h55, était à Piégut à 7h40 ou à Abjat à 8h15, pour s’arrêter à 8h37… au Château le Verdoyer !
 
En effet, il arrivait sur notre terrain par l’actuel emplacement 17, s’arrêtait au coin du bâtiment (près des sanitaires) pour filer droit vers le parking (c’est pour cela que cette voie a été taillée dans les roches).
 
Il passait ensuite devant les chalets blancs, traversait la digue de l’étang du voisin pour arriver sur Saint Saud Lacoussière.
 
Il ne traversait pas le bourg, s’arrêtant à 8h44 en face des autruches, à la Gare qui existe encore (maintenant la bascule publique), à côté de l’hôtel de la Gare…

le Tacot traversait là la route en direction de Champs Romain ou il arrivait à 8h56, là encore à la gare qui existe toujours.
 

A Champs Romain se trouvait alors l’hôtel des Voyageurs, ainsi qu’un restaurant très apprécié par les touristes et voisins charentais.
Cet hôtel restaurant a été tenu par les familles Treny, Faure et Fredon.
 
La scierie proche de la gare profitait également du chemin de fer pour faire des expéditions de bois de châtaignier pour la tannerie.
 
La fin du périple était donc Saint Pardoux à 9h25, soit 2h30 après son départ !
 
Au retour, cet horaire n’était pas toujours bien respecté : si le train était trop chargé, il montait les wagons un par un la côte de Champs Romain. Parfois, même les passagers étaient priés de descendre.
 
Le chemin de fer du Périgord s’est tracé, à travers les terres et les bois, une route sinueuse jusqu’à Saint Saud.
A nouveau un arrêt (facultatif) au Château le Verdoyer, très utilisé par les différentes familles habitant le château ou le village pour ensuite arriver à l’étang des Gravoux, à la guérite.
 
La gare d’Abjat sur Bandiat, ou tout au moins ce qu’il en reste en bas du bourg, face à la maison et à l’ancienne scierie de M. et Mme Andrieux.
La mère de celui-ci a été le chef de gare pendant toute l’activité de la ligne Saint Pardoux – Saint Mathieu.
Auparavant, elle habitait le bourg et tous les jours, été comme hiver, et par tous les temps, à 5h du matin, Mme le chef de gare prenait sa lampe tempête et partait au travail.

Par la suite, les Andrieux firent construire leur maison et la scierie à proximité de la gare.

 
Le train départemental a transporté beaucoup de bois pour le tanin, en plus des voyageurs.
Pour ensuite être transporté par voie fluviale, au même titre que tous les métaux travaillés dans les forges, nombreuses en Périgord Vert… mais ça c’est une autre histoire !

 

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